Où sont stockés les traumatismes dans le corps ?
Un traumatisme n'est pas stocké, au sens propre, dans un organe, un muscle ou une articulation. Ce qu'il peut modifier, c'est la façon dont le système nerveux et le corps réagissent : après une expérience effrayante ou bouleversante, le corps peut rester en alerte bien après la fin du danger, avec des tensions, des sursauts au moindre bruit, un sommeil de mauvaise qualité, des troubles digestifs ou des douleurs sans cause physique claire. Beaucoup de personnes le ressentent à des endroits précis, le plus souvent les épaules, la mâchoire, la gorge, le ventre, le bas du dos et les hanches.
La réponse honnête comporte donc deux volets. Sur le plan médical, le traumatisme se loge dans la manière dont le corps réagit, pas dans un tissu particulier. Sur le plan symbolique, les endroits où vous le ressentez peuvent tout de même mériter votre écoute. Ce guide aborde les deux, et se termine par les moyens de trouver de l'aide, ce qui compte plus que tout le reste.
Que fait un traumatisme au corps ?
Face au danger, votre corps déclenche la réaction de « combat ou fuite ». MedlinePlus la décrit simplement : certaines hormones sont libérées, et la vigilance, la tension artérielle, le rythme cardiaque et la respiration augmentent. C'est le corps qui se protège, et il est normal d'avoir peur pendant et après un événement traumatique.
Chez la plupart des gens, cette réaction s'apaise avec le temps. MedlinePlus souligne que la majorité des personnes se rétablissent naturellement. Chez d'autres, l'alarme ne s'éteint pas. Elles restent stressées et effrayées longtemps après l'événement : c'est ce que décrit le trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Les signes ressentis dans le corps
Le NHS (le service de santé britannique) énumère les symptômes du TSPT chez l'adulte. Plusieurs d'entre eux se vivent autant dans le corps que dans la tête :
- L'hypervigilance : se sentir très anxieux et guetter le danger en permanence.
- Des difficultés à dormir, et chez beaucoup de personnes, des cauchemars.
- Des maux de tête répétés, des troubles digestifs ou des douleurs n'importe où dans le corps, sans cause physique.
- La dissociation : se sentir coupé de soi-même et du monde qui nous entoure.
- Des changements d'humeur, comme un moral en berne, ou plus d'irritabilité ou de colère que d'habitude.
MedlinePlus y ajoute le fait de sursauter facilement et de se sentir tendu ou « à cran ». Mis bout à bout, c'est souvent ce que l'on veut dire quand on parle d'un traumatisme « dans le corps » : des muscles qui restent crispés, un ventre qui réagit, un cœur qui s'emballe au moindre bruit, un corps qui n'arrive jamais tout à fait à se reposer.
Le NHS précise aussi que ces symptômes peuvent apparaître juste après l'événement, ou des mois, voire des années plus tard. Chez l'enfant, des maux de ventre et des maux de tête fréquents font partie des signes.
Qu'est-ce que le TSPT complexe ?
Le NHS décrit le TSPT complexe comme présentant en grande partie les mêmes symptômes que le TSPT, mais avec des causes différentes : des traumatismes répétés ou qui durent dans le temps, comme la maltraitance ou la négligence dans l'enfance, des violences conjugales ou intrafamiliales prolongées, ou le fait d'être témoin, encore et encore, de violences ou de maltraitance. Quand la menace faisait partie du quotidien, le corps a pu apprendre à rester sur ses gardes par habitude.
Alors, le traumatisme est-il « stocké » dans le corps ?
On entend souvent que le traumatisme serait stocké dans les hanches, retenu dans les fascias ou enfermé dans un organe précis. Rien de solide ne montre qu'un souvenir ou une émotion soit conservé à l'intérieur d'un muscle ou d'un organe particulier. Ce qui est bien établi, c'est qu'un traumatisme peut rendre la réaction de stress plus facile à déclencher, et qu'un corps en alerte garde des tensions, dort mal et ressent davantage la douleur. C'est réel, et c'est physique. Ce n'est simplement pas un entrepôt de souvenirs installé à un endroit précis.
Beaucoup de personnes découvrent cette idée à travers un livre très lu, Le corps n'oublie rien (The Body Keeps the Score). Son titre est devenu un raccourci pour parler du lien entre traumatisme et corps. Si vous le lisez, voyez-le comme le point de vue d'un auteur, et parlez de ce qui vous trouble avec un professionnel plutôt que d'agir seul.
Pour une vue d'ensemble de la manière dont les émotions et le stress agissent sur le corps, lisez les émotions peuvent-elles provoquer des douleurs physiques ? et le lien corps-esprit.
Le regard symbolique : quelles émotions le traumatisme touche-t-il ?
Nous quittons ici la médecine pour l'approche émotionnelle et spirituelle sur laquelle repose ce site. Dans cette approche, les émotions sont associées à des zones du corps pour aider à réfléchir, pas comme une description anatomique. La carte des émotions dans le corps rassemble ces liens en une seule image.
Un traumatisme est rarement une seule émotion. Voici celles que les personnes reconnaissent le plus souvent en elles par la suite, chacune avec sa propre page :
- La peur : sur le plan spirituel, un pouvoir que vous avez peut-être l'impression d'avoir cédé, avec un cœur qui s'emballe et une vie qui commence à s'organiser autour de ce que vous redoutez.
- L'anxiété : la peur de l'inconnu, qui peut serrer la gorge, accélérer le cœur et envahir la tête.
- L'angoisse : un resserrement, comme s'il n'y avait plus assez d'air ni de place pour vivre.
- La honte : la conviction que quelque chose en vous ne va pas ou ne mérite pas mieux. Si quelqu'un vous a fait du mal, la honte lui appartient, à lui, pas à vous.
- La culpabilité : une habitude de se punir soi-même, et cette question « aurais-je pu l'empêcher ? » que se posent tant de victimes.
- Le deuil : de ce qui a été perdu, y compris la personne que vous étiez avant, ou l'enfance que vous auriez dû avoir.
- L'abandon : un vide intérieur quand ceux qui auraient dû vous protéger ne l'ont pas fait.
- Le rejet : la peur d'être repoussé, qui peut pousser à se rejeter soi-même en premier.
Aucune de ces émotions n'est une faute, et aucune n'a causé ce qui vous est arrivé. Ce sont des réactions compréhensibles face à quelque chose qui n'aurait jamais dû se produire.
Où ressent-on souvent le traumatisme : hanches, psoas, fascias, ventre, mâchoire et visage
Voici les zones les plus souvent citées. Pour chacune, la première partie décrit ce que les gens ressentent et ce que les connaissances actuelles confirment ou non ; la seconde donne le sens symbolique proposé sur notre page, comme piste de réflexion.
| Où on le ressent | Ce que l'on remarque | Thème symbolique | Pour aller plus loin |
|---|---|---|---|
| Hanches et psoas | Raideur, protection, émotion pendant les étirements d'ouverture des hanches | Les tournants, vivre pour soi | Douleur à la hanche |
| Bassin | Crispation, douleur, peur d'être touché | L'intimité, la sécurité, ce qui est privé | L'appareil reproducteur |
| Fascias | Un corps qui semble « blindé » ou retenu | Tenir bon, se tenir à bout de bras | Les épaules |
| Estomac et intestins | Nœuds, nausées, intestins perturbés | Ce qui ne passe pas | Mal à l'estomac, syndrome de l'intestin irritable |
| Mâchoire et visage | Mâchoire serrée, grincement de dents la nuit, visage crispé | Les mots et la colère retenus | Douleur à la mâchoire, bruxisme |
| Épaules et nuque | Remontées, crispées, douloureuses, raides | Porter plus que sa part | Douleur à l'épaule, torticolis |
| Gorge | Une boule, une voix qui ne sort pas | La peur de parler | Boule dans la gorge |
| Bas du dos | Douleur sourde, raideur | L'insécurité, être le seul pilier | Mal au bas du dos |
Si vous souhaitez travailler en douceur avec ces zones, les exercices somatiques pour le système nerveux partent de l'apaisement du corps dans le moment présent, et le guide sur la libération émotionnelle explique ce que signifie le fait que des émotions remontent à travers le corps, et comment le vivre en sécurité.
Hanches et psoas
Ce que les gens décrivent. Le « traumatisme stocké dans les hanches » est l'une des idées les plus recherchées sur ce sujet. Certaines personnes disent que leurs hanches semblent verrouillées ou sur la défensive, et certaines constatent qu'un étirement profond d'ouverture des hanches en yoga fait monter les larmes ou une vague d'émotion. Le psoas, un muscle profond qui part du bas de la colonne vertébrale, traverse le bassin et aide à lever la jambe, est souvent appelé le « muscle du combat ou de la fuite », ou le muscle « où sont stockées les émotions ».
Ce que disent les connaissances actuelles. Ce que l'on ressent pendant ces étirements est une expérience réelle. Mais rien de solide ne montre que le psoas ou les hanches gardent en eux des souvenirs ou des émotions. Une explication plus simple : un corps en alerte a tendance à se crisper, et le fait de ralentir et de respirer pendant un long étirement peut laisser remonter des émotions, où qu'elles soient « retenues ». L'idée du psoas comme réservoir d'émotions vient des écrits sur le yoga et le travail corporel, pas de la recherche médicale.
Le regard symbolique. Sur le plan spirituel, les hanches parlent d'avancer, et du choix entre vivre pour les autres et vivre pour soi. La douleur à la hanche est associée à une hésitation devant un tournant, et à une rigidité après une blessure intérieure. Si un cours ou un étirement fait remonter des émotions fortes, ralentissez, et arrêtez si vous en avez besoin.
Bassin
Ce que les gens décrivent. Certaines personnes ressentent le traumatisme comme une tension ou une douleur dans le bassin, un périnée qui ne parvient pas à se relâcher, ou une peur d'être touchées à cet endroit.
Ce que disent les connaissances actuelles. Ici, le terrain est plus solide. Le NHS cite les agressions ou les abus sexuels, une expérience sexuelle douloureuse et un accouchement difficile parmi les causes possibles du vaginisme, une contraction involontaire des muscles du vagin, comme un réflexe automatique. C'est un trouble réel, qui se soigne, et un médecin traitant, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle peuvent aider. Ce n'est pas pour autant un « stock » de souvenirs dans le bassin : c'est un corps qui a appris à se protéger.
Le regard symbolique. Sur le plan spirituel, l'appareil reproducteur porte nos sentiments les plus intimes : l'identité, l'intimité et la créativité. Si quelqu'un vous a fait du mal, la première étape est la sécurité et le soutien, pas l'interprétation ; voyez la partie se faire aider plus bas.
Fascias
Ce que les gens décrivent. « Les émotions stockées dans les fascias » sont une autre idée très répandue. Les fascias sont les tissus conjonctifs qui enveloppent et séparent les muscles et les organes. Certaines approches de massage et de travail corporel affirment qu'en les relâchant, on libère d'anciennes émotions, et il arrive que des personnes pleurent sur la table.
Ce que disent les connaissances actuelles. Rien de solide ne montre que les fascias stockent des souvenirs ou des émotions. Pleurer pendant un massage ou une séance de travail corporel est fréquent et compréhensible : le toucher, la chaleur et le repos peuvent permettre à un corps fatigué et crispé de se détendre, et les émotions viennent avec. Cela en dit long sur la sécurité et la détente, pas sur l'endroit où une émotion aurait été gardée.
Le regard symbolique. Si tout votre corps vous semble retenu, comme si vous deviez « tenir bon » en permanence, la question est moins « où est-ce stocké ? » que « qu'est-ce qui me permettrait de me sentir assez en sécurité pour déposer ce poids ? ». Sur le plan spirituel, c'est dans les épaules que l'on ressent le plus souvent cette retenue.
Ventre
Ce que les gens décrivent. Une boule au ventre, des nausées, des intestins qui réagissent au stress.
Ce que disent les connaissances actuelles. Ce lien est bien décrit. Le NHS cite les troubles digestifs parmi les signes du TSPT. MedlinePlus explique que l'intestin et le cerveau échangent des signaux hormonaux et nerveux dans les deux sens, que ces nerfs peuvent devenir plus actifs en période de stress, et que le stress fait partie des déclencheurs possibles du syndrome de l'intestin irritable. Les symptômes digestifs nécessitent tout de même un avis médical, car ils ont de nombreuses causes physiques.
Le regard symbolique. Sur le plan spirituel, l'appareil digestif est le lieu où nous assimilons ce que la vie nous apporte. Le mal à l'estomac est associé à une situation que vous n'arrivez pas à digérer, et le syndrome de l'intestin irritable au fait de retenir ce que vous avez besoin de laisser derrière vous.
Mâchoire et visage
Ce que les gens décrivent. Une mâchoire serrée, des grincements de dents la nuit, un front crispé ou un visage qui semble figé.
Ce que disent les connaissances actuelles. Selon le NHS, le grincement de dents est souvent lié au stress et à l'anxiété, sa cause la plus fréquente, et les douleurs de la mâchoire dues à un dysfonctionnement de l'articulation temporo-mandibulaire (DTM) peuvent être causées par le stress et s'aggraver quand vous êtes stressé. Un dentiste peut vérifier si vous grincez des dents, et votre médecin traitant peut vous aider pour la douleur et le stress qui l'accompagne.
Le regard symbolique. Sur le plan spirituel, la douleur à la mâchoire est associée à la colère et aux mots retenus derrière des dents serrées, et le bruxisme à ce qui est resté non dit dans la journée. La gorge est l'endroit où la voix se bloque quand parler a autrefois semblé dangereux.
Épaules et nuque
Ce que les gens décrivent. Un corps en alerte remonte et crispe souvent les épaules sans que vous vous en rendiez compte, et la nuque se raidit avec elles.
Ce que disent les connaissances actuelles. Selon le NHS, les causes les plus fréquentes des douleurs cervicales sont une mauvaise posture, une position inconfortable pendant le sommeil, un nerf coincé et des blessures comme le coup du lapin. Les tensions liées au stress peuvent s'y ajouter, mais rien ne montre que les épaules gardent un souvenir particulier.
Le regard symbolique. Sur le plan spirituel, les épaules portent nos charges, et la douleur à l'épaule est associée au fait de porter trop, sans personne pour vous épauler. Le torticolis est lu comme le fait de ne pas oser regarder sous tous ses angles ce que vous vivez.
Bas du dos
Souvent cité en yoga et en travail corporel, comme les hanches. Sur le plan spirituel, le bas du dos parle de sécurité et de soutien.
Sommeil
Ce n'est pas une zone du corps, mais c'est souvent la première chose qui se dérègle. Si vos nuits sont hachées, consultez la page sur l'insomnie, et parlez-en à votre médecin traitant : c'est l'un des symptômes cités par le NHS.
Se faire aider
Si vous en avez besoin, lisez cette partie en premier.
Si vous êtes en danger maintenant. Si quelqu'un vous fait du mal, la première étape est de vous mettre en sécurité, pas de comprendre ce que cela signifie. En cas d'urgence, appelez le 17 (police) ou le 112 ; pour une urgence médicale, appelez le 15 ou le 112. Vous n'avez pas besoin d'attendre une situation d'urgence pour demander de l'aide face aux violences conjugales : vous pouvez en parler à votre médecin traitant, et en France, le 3919 (Violences Femmes Info) est gratuit, anonyme et joignable jour et nuit. Les hommes comme les femmes peuvent aussi appeler le 116 006, le numéro national d'aide aux victimes.
Si vous risquez de vous faire du mal. Appelez le 15 ou le 112, ou rendez-vous aux urgences, si votre vie est en danger ou si vous ne vous sentez pas capable de rester en sécurité. Vous pouvez aussi appeler à tout moment le 3114 (numéro national de prévention du suicide, en France), gratuit, 24 h/24 et 7 j/7.
Si le passé vous accompagne encore. Consultez votre médecin traitant si vous pensez avoir des symptômes de TSPT. Il peut vous orienter vers un psychologue, un psychiatre ou une structure spécialisée dans le psychotraumatisme ; en France, certaines séances chez un psychologue sont remboursées par l'Assurance maladie (dispositif Mon soutien psy). Les traitements que le NHS cite pour le TSPT sont :
- La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) centrée sur le traumatisme.
- L'EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires), qui utilise des mouvements des yeux pour aider à traiter les souvenirs traumatiques.
- Des médicaments, le plus souvent un antidépresseur. N'arrêtez pas un médicament prescrit sans en parler à votre médecin, même si vous vous sentez mieux.
Pour la plupart des personnes, le TSPT finit par s'améliorer, souligne le NHS, et un médecin traitant ainsi qu'un spécialiste en santé mentale peuvent construire un plan avec vous.
Ne cherchez pas à le revivre seul. Les thérapies du traumatisme se pratiquent avec un professionnel formé, qui règle le rythme du travail et veille à votre sécurité. Nous ne conseillons pas de faire remonter des souvenirs traumatiques par vous-même, à travers des exercices, des vidéos, du travail sur la respiration ou des séances de « libération ». Si une pratique, y compris les pistes de réflexion de ce site, commence à vous ramener à l'événement, arrêtez-vous, ancrez-vous dans la pièce qui vous entoure, et tournez-vous vers quelqu'un.
Le NHS suggère aussi des gestes qui peuvent aider au quotidien : parler à une personne de confiance, tenir un journal pour repérer ce qui déclenche les reviviscences, faire des exercices de respiration, rester actif, bien manger, dormir suffisamment, et éviter les drogues et l'excès d'alcool.
Une façon plus douce d'utiliser ce guide
- Remarquez, ne creusez pas. Si vous sentez vos épaules remonter ou votre mâchoire se serrer, contentez-vous de le remarquer et expirez lentement. Vous n'avez pas besoin de retrouver le souvenir qui se cache derrière.
- Choisissez une page, pas dix. Si l'une des émotions ci-dessus vous parle, lisez cette seule page et prenez le temps d'une de ses questions, idéalement avec un thérapeute ou une personne de confiance.
- Laissez le corps se sentir en sécurité par petites touches. De la chaleur, une marche, une chanson familière, une main posée sur la poitrine. La sécurité se réapprend lentement, dans le présent.
- Soyez indulgent avec le rythme. On guérit rarement d'un traumatisme en ligne droite, et avoir besoin d'aide n'est pas un échec.
Ce guide est destiné à la réflexion et à l'information générale. Il ne pose aucun diagnostic et ne traite aucune maladie. Si vous pensez souffrir d'un TSPT, consultez votre médecin traitant. En cas d'urgence, ou si vous êtes en danger, appelez le 15 ou le 112.
À lire aussi
Sources et inspiration
Informations médicales
- NHS: PTSD (post-traumatic stress disorder)
- MedlinePlus: Post-Traumatic Stress Disorder
- NHS: Where to get urgent help for mental health
- NHS: Domestic violence and abuse
- NHS: Vaginismus
- MedlinePlus: Irritable bowel syndrome
- NHS: Teeth grinding (bruxism)
- NHS: Temporomandibular disorder (TMD)
- NHS: Neck pain and stiff neck
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