Deuil : signification spirituelle et où elle se manifeste dans le corps
Où le deuil se loge-t-il dans le corps ?
Sur le plan spirituel, le deuil est d'abord associé aux poumons et à la poitrine, au système respiratoire, là où le souffle se bloque et où la pneumonie côtoie le découragement. Un deuil inachevé se lit aussi sur la peau, comme dans l'eczéma après la perte du toucher d'un être cher, dans la nuque et le dos sous forme de larmes sèches, et dans le cœur. C'est une carte symbolique et non médicale : le deuil modifie réellement le sommeil et l'énergie, et les symptômes physiques demandent toujours des soins.
Ce qu'est le deuil
Le deuil est la réaction à la perte de quelqu'un ou de quelque chose que l'on aime, le plus souvent à la suite d'un décès. Ce n'est pas une maladie. Il peut entraîner un choc, un engourdissement, une profonde tristesse, de la colère, de la culpabilité, un épuisement, un mauvais sommeil et des douleurs physiques, souvent par vagues qui reviennent aux dates anniversaires ou sans prévenir. Pour la plupart des gens, la douleur change lentement de forme au fil des mois et des années, et la vie se reconstruit autour d'elle.
Parfois, le deuil reste aussi vif qu'aux premiers jours, longtemps, et rend la vie ordinaire impossible. On parle alors de deuil prolongé. Il est reconnu et peut être soigné, et les associations d'accompagnement du deuil comme les psychothérapies peuvent aider à tout moment.
En quoi le deuil diffère du chagrin sur ce site
Le chagrin est la page consacrée au cœur blessé après toute expérience douloureuse : une rupture, une déception, une trahison, une vieille blessure d'enfance qui refait surface. Le deuil est la page consacrée à la perte définitive : un décès, ou une perte qui est sans retour et doit être acceptée comme telle. Le chagrin demande ce qui a blessé le cœur. Le deuil demande comment laisser partir quelqu'un. Les deux se recoupent souvent, et un décès s'accompagne de chagrin. Si votre peine concerne une personne toujours en vie, la page sur le chagrin est sans doute la plus proche de ce que vous vivez.
La signification émotionnelle du deuil
On dit « faire son deuil ». L'expression fait du deuil un travail, quelque chose qui s'accomplit et s'achève, et pas seulement quelque chose que l'on ressent. Sur le plan spirituel, le deuil est le travail qui consiste à accepter une séparation que l'on ne peut pas défaire.
Laisser la personne poursuivre son chemin
La mort est décrite comme un état, non comme une maladie, et comme un départ plutôt qu'une fin : la personne est « partie », elle a « quitté son corps physique ». Ceux qui restent ont un vrai rôle à jouer. En acceptant ce départ au niveau du cœur, ils laissent celui ou celle qui est parti poursuivre librement son chemin. Vouloir retenir est naturel, et c'est aussi ce qui empêche la séparation d'être traversée.
C'est une façon de voir, pas une croyance que vous devez partager. Ce qu'elle propose, c'est une direction : un amour qui libère plutôt qu'un amour qui s'accroche.
Quand le deuil n'est pas terminé
Plusieurs parties du corps sont associées à un deuil qui n'a pas été achevé :
- La peau. Une allergie peut être liée à quelque chose qui rappelle une personne décédée, une séparation que le corps refuse encore. L'eczéma est associé à la perte du toucher d'un être cher : la peau se souvient d'avoir été aimée, et il reste un deuil à faire.
- Le souffle. La pleurésie est associée à des peurs que vous n'avez pas pu exprimer après le désespoir d'avoir perdu un être cher, souvent dans la famille, derrière une façade de force. La pneumonie se situe sur le même terrain de découragement et de doute sur le sens de l'effort de vivre. Ce sont deux infections qui demandent des soins médicaux, quoi qu'elles signifient d'autre pour vous.
- La nuque. En haut de la colonne vertébrale, le deuil inachevé est associé aux larmes sèches : chagrin, déception et regrets gardés à l'intérieur, si bien que rien ne vient lubrifier le mouvement. Voir les douleurs du haut du dos et de la nuque.
- Le cœur et le cerveau. Un ralentissement brutal du cœur avec perte de connaissance, appelé syndrome d'Adams-Stokes, est associé à une douleur profonde et durable, à l'attachement à des souvenirs douloureux, et à un deuil, d'une personne ou d'une œuvre, qui n'a pas été achevé. C'est avant tout une urgence médicale.
Les pleurs font partie de ce tableau. Des larmes que l'on laisse couler font partie de la façon dont le deuil avance.
Les pertes qui ne sont pas des décès
On ne fait pas seulement le deuil des personnes. Un travail, un projet, une maison, une relation, ou sa jeunesse au moment de la ménopause peuvent tous demander un deuil avant que l'on puisse vivre pleinement le présent.
Une façon plus douce de le vivre
Le but n'est pas de presser le deuil ni de noter la manière dont vous le vivez. L'approche émotionnelle vous invite à laisser le travail du deuil se faire.
- Faites-en un travail, pas un examen. Le deuil a son propre rythme. Il se fait lentement, et il peut se faire avec de l'aide.
- Laissez venir les larmes. Des larmes sèches sont des larmes retenues. Pleurer seul, avec un ami ou avec un thérapeute, tout cela compte.
- Laissez partir sans oublier. Laisser partir quelqu'un ne veut pas dire l'aimer moins. Cela veut dire laisser l'amour cesser de faire mal.
- Remarquez ce dont le corps se souvient. Une odeur, un toucher, un lieu peuvent faire revenir la perte. Ce n'est pas une faiblesse. C'est la séparation qui demande à être vécue.
- Nommez les autres pertes. Si une perte qui n'est pas un décès pèse sur vous, elle mérite elle aussi son deuil.
- Revenez doucement vers la vie. Faire la paix avec votre propre histoire laisse à la joie, au partage et à l'amour la place de revenir.
Questions à se poser
Prenez votre temps. Il n’y a pas de bonne réponse : remarquez simplement ce qui vient.
- Quelle perte ne me suis-je pas encore autorisé à pleurer ?
- Est-ce que je retiens la personne, ou la vie que nous avions, parce que lâcher prise me semble une trahison ?
- Me suis-je laissé pleurer, ou mes larmes se sont-elles asséchées ?
- Y a-t-il une odeur, un lieu ou un objet qui ramène la séparation dans mon corps ?
- Y a-t-il une perte qui n'est pas un décès, comme un travail, un projet ou ma jeunesse, dont j'ai encore besoin de faire le deuil ?
- Que signifierait garder l'amour et laisser partir la douleur ?
“Je laisse celui ou celle que j'aime poursuivre son chemin. Je garde ce que nous avons partagé, et je laisse la vie circuler de nouveau en moi.”
Aller plus loin, en douceur
Nos audios guidés et notre livre sont en anglais.
Nos produits sont conçus pour la détente et l’introspection. Ce ne sont pas des traitements médicaux et ils ne remplacent pas les soins que vous recevez.
Quand consulter un médecin
- Un deuil qui ne s'apaise pas après de longs mois, ou qui vous empêche de dormir, de manger, de travailler ou de prendre soin de vous. On parle parfois de deuil prolongé, et il se soigne.
- Le sentiment de ne pas faire face, le recours à l'alcool ou à des drogues pour tenir, ou un repli loin de tout le monde.
- Des pensées de vous faire du mal, de ne plus vouloir vivre, ou de vouloir rejoindre la personne disparue. Demandez de l'aide en urgence immédiatement, en appelant le 15 ou le 112, ou une ligne d'écoute.
- Une douleur dans la poitrine, un malaise ou un essoufflement après une perte. Le deuil peut mettre le corps à rude épreuve, et ces symptômes demandent de voir un médecin le jour même.
- Un enfant ou un adolescent en difficulté après un décès. Il existe un accompagnement du deuil pour les jeunes.
Où cette émotion peut se manifester dans le corps
Les maux dont la signification spirituelle fait une place à cette émotion (deuil).
Émotions liées
Parties du corps liées
La source associe cette émotion à ces parties du corps. Les maux qui y sont listés ont chacun leur propre page.
À lire dans nos guides
Sources et inspiration
Informations médicales
Lecture émotionnelle et spirituelle
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 278.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 34–36.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 328–330.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 354–355.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 150–154.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 105.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 273–274.
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