Honte : signification spirituelle et où elle se manifeste dans le corps
Où se loge la honte dans le corps ?
Sur le plan spirituel, la honte se lit sur la peau, la partie de vous que les autres voient : dans les taches de naissance, les verrues et l'acné, et dans la rougeur ou la sueur qui surgit quand vous vous sentez exposé. Elle est aussi liée à l'appareil reproducteur, l'utérus étant décrit comme le lieu des sentiments les plus secrets, et à une gorge qui se tait, comme dans la laryngite. Ce sont des liens symboliques plutôt que des causes médicales : rien de ce qu'une mère a ressenti ne provoque une tache de naissance, et les changements de la peau méritent toujours l'œil d'un médecin.
Ce qu'est la honte
La honte est le sentiment douloureux d'être exposé comme imparfait, insuffisant ou indigne. Là où la culpabilité dit « j'ai fait quelque chose de mal », la honte dit « je suis mauvais ». Elle peut surgir sous forme de gêne ou d'humiliation, ou s'installer comme le sentiment durable que quelque chose ne va pas chez vous. Elle donne envie de se cacher, de se taire ou de disparaître.
Une honte ancienne va souvent de pair avec une faible estime de soi, la dépression, l'anxiété et le retrait social. Elle prend souvent racine dans les critiques reçues pendant l'enfance, le harcèlement ou un traumatisme, et elle répond bien à un accompagnement bienveillant et compétent.
Sur le plan spirituel, la honte est vue comme un jugement porté sur ce que vous êtes, et la question est de savoir d'où vient ce jugement.
La signification émotionnelle de la honte
Dans l'approche émotionnelle, la honte est un jugement retourné contre soi : certains côtés de moi sont laids et détestables, alors je rejette ma sensibilité, ma spontanéité, ma créativité. Le sentiment d'être rejeté et incompris par les autres suit de près. La croyance de fond est souvent « je ne mérite pas mieux ».
Une honte qui remonte loin
Une tache de naissance, cette tache de vin rouge que l'on appelle aussi une « envie », est liée à une émotion forte, souvent de la colère ou du chagrin, vécue par la mère pendant la grossesse et ressentie aussi par l'enfant. Elle porte une honte qui remonte très loin, qui semble toucher toute la famille et qui conduit à se dévaloriser. Comme ces marques sont souvent visibles, elles s'accompagnent du désir de se fondre dans la foule et de passer inaperçu. Sur le plan médical, un angiome plan (tache de vin) est une malformation de tout petits vaisseaux sanguins présente dès la naissance. Rien de ce qu'une mère a ressenti ou fait ne la provoque, et le laser permet d'en atténuer beaucoup.
La question est ici de savoir si la honte que vous portez est vraiment la vôtre. Le chemin consiste à cesser de porter une honte emprisonnée dans cette rougeur, et à accepter une vie qui vous appartient, indépendante de celle de votre famille.
Ne pas mériter mieux
Les verrues sont causées par un virus et, sur le plan spirituel, elles sont vues comme des obstacles que vous placez sur votre propre route : des chagrins et des rancœurs liés à des parts de vous-même que vous jugez laides, avec de la culpabilité en plus. « J'ai honte de qui je suis » est la phrase centrale. Si vous avez honte de ce que vous faites, ou si vous désirez quelque chose en croyant ne pas le mériter, les verrues sont liées à cette croyance. L'endroit où elles apparaissent ajoute une nuance : sur les mains, le sentiment de ne pas être à la hauteur ; sur le visage, une blessure de l'estime de soi. Le virus soulève aussi une question : est-ce que je me sens envahi par quelqu'un qui a du pouvoir sur moi, et dégoûté de m'être fait avoir ?
L'acné a aussi sa place ici. La honte fait partie des émotions qui y sont associées, avec le sentiment d'être laid, voire repoussant, et un souci de l'image que vous renvoyez.
Les sentiments les plus secrets
L'utérus est décrit comme le lieu de la créativité et de la sécurité de la femme, et comme celui de ses sentiments les plus profonds et les plus secrets. La culpabilité, la honte et la solitude peuvent y ronger. Les questions sont délicates : comment est-ce que je me sens en tant que femme ? Est-ce que je me sens coupable, honteuse ou trahie d'avoir eu, ou de ne pas avoir eu, d'enfants ? Suis-je déçue par la famille que je n'ai pas eue ? Un deuil inachevé peut en faire partie, et il vaut la peine de lire aussi la page sur le deuil.
La honte est proche de la timidité, qui vous garde petit, et du rejet, qui commence souvent par le rejet de soi.
Une façon plus douce de le vivre
Il ne s'agit pas d'avoir honte d'avoir honte. La honte grandit dans le secret et se desserre quand elle est accueillie avec bienveillance. L'approche émotionnelle vous invite à remettre le verdict en question.
- Séparez le faire et l'être. Une erreur est quelque chose que vous avez fait. Ce n'est pas ce que vous êtes.
- Demandez-vous à qui appartient cette honte. Certaines hontes se transmettent dans les familles. Vous pouvez déposer ce qui n'a jamais été à vous.
- Dites-la à quelqu'un de sûr. La honte perd une grande partie de son emprise une fois qu'elle est dite et accueillie sans jugement.
- Laissez sortir une qualité cachée. La sensibilité ou la créativité que vous avez enfouie est souvent ce qui veut revenir.
- Exercez-vous à mériter. Accordez-vous une petite chose que vous désirez, sans devoir d'abord la gagner.
Questions à se poser
Prenez votre temps. Il n’y a pas de bonne réponse : remarquez simplement ce qui vient.
- Quelle part de moi est-ce que je juge laide ou inacceptable ?
- Cette honte est-elle vraiment la mienne, ou l'ai-je héritée de ma famille ?
- Où est-ce que je voudrais me fondre dans la foule pour que personne ne me remarque ?
- Est-ce que je crois ne pas mériter ce que je désire, et est-ce que je me punis de le désirer ?
- Quelle sensibilité ou quelle spontanéité ai-je cachée parce que j'en avais honte ?
- En tant que femme, est-ce que je porte de la honte ou de la culpabilité d'avoir eu, ou de ne pas avoir eu, d'enfants ?
“Je suis digne d'amour tel que je suis. Je n'ai plus à porter cette honte, et je laisse mon vrai moi se révéler.”
Aller plus loin, en douceur
Nos audios guidés et notre livre sont en anglais.
Nos produits sont conçus pour la détente et l’introspection. Ce ne sont pas des traitements médicaux et ils ne remplacent pas les soins que vous recevez.
Quand consulter un médecin
- Une excroissance de la peau qui change de forme, de couleur ou de taille, qui saigne, ou qui ne ressemble pas à une verrue ordinaire. Faites-la examiner.
- Des verrues qui s'étendent, font mal, ou apparaissent sur le visage ou les parties génitales. Un pharmacien ou votre médecin traitant peut vous conseiller.
- Une tache de naissance qui change, saigne, ou se trouve près de l'œil chez un bébé. Certaines nécessitent l'avis d'un spécialiste.
- Des douleurs pelviennes, des saignements entre les règles ou après la ménopause, ou des règles très abondantes. Consultez un médecin.
- Une honte si lourde que vous évitez les autres, ne pouvez plus travailler ou vous sentez sans valeur presque tous les jours. Votre médecin traitant ou une psychothérapie peuvent vous aider.
- Des idées de vous faire du mal. Demandez de l'aide immédiatement : appelez le 15 ou le 112 (en France, le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond jour et nuit).
Où cette émotion peut se manifester dans le corps
Les maux dont la signification spirituelle fait une place à cette émotion (honte).
Émotions liées
Parties du corps liées
La source associe cette émotion à ces parties du corps. Les maux qui y sont listés ont chacun leur propre page.
À lire dans nos guides
Sources et inspiration
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 336–337.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 337–338.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 418–419.
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 322–323.
Cette page est une interprétation originale rédigée par l’équipe éditoriale de Body Hemi-Sync. Elle s’inspire de ces sources sans les reproduire. Comment nous rédigeons et vérifions nos pages.
