Asthme : signification spirituelle et causes émotionnelles
Qu'est-ce que l'asthme ?
L'asthme est une maladie chronique des voies respiratoires. Celles-ci s'enflamment, se rétrécissent et peuvent produire davantage de mucus, si bien que respirer devient difficile. Une crise peut s'accompagner de sifflements, d'une oppression dans la poitrine, de toux et d'essoufflement. Lors d'une crise sévère, l'obstruction peut être dangereuse : c'est pourquoi un plan d'action écrit et le bon inhalateur sont si importants.
Le système immunitaire peut réagir très fortement à des allergènes comme le pollen, la poussière, les animaux ou les moisissures. L'air froid, l'effort physique, la fumée, les infections et le stress sont d'autres déclencheurs fréquents. L'asthme commence souvent dans l'enfance ; il peut s'atténuer ou persister. On ne le guérit généralement pas, mais on peut le contrôler. Les inhalateurs de secours ouvrent rapidement les bronches. Les traitements de fond, pris régulièrement, réduisent l'inflammation.
Chez l'enfant, les crises augmentent souvent en septembre, à la rentrée, après un été passé dehors. Les virus circulent en classe et le changement de rythme est bien réel. La lecture émotionnelle de ce retour au cadre figure plus bas. Elle ne remplace pas l'inhalateur.
L'interprétation spirituelle qui suit ne remplace rien de tout cela. Elle propose un autre niveau de compréhension, pour celles et ceux qui sentent que leur respiration dit aussi quelque chose de l'espace, de la liberté et d'un cri qui n'a pas trouvé sa voix.
La signification émotionnelle de l'asthme
Sur le plan spirituel, l'asthme est un cri silencieux. Pendant une crise, le schéma est particulier : on inspire plus facilement qu'on n'expire. Vous avez besoin de faire entrer la vie en vous, et vous peinez à la redonner, jusqu'à ce que la panique monte et que la respiration se fasse toute petite. Seul un minimum d'air ressort.
Étouffé, et effrayé par sa propre force
Sous la crise se trouvent une immense anxiété, une peur de sa propre force et une envie de fuir. Il peut sembler plus sûr de se cacher derrière un titre, un diplôme, une organisation ou une structure que de devenir autonome et de prendre ses responsabilités. Vous vous sentez étouffé par le pouvoir que vous avez donné aux autres. Cela vous paraît pourtant préférable à l'idée de tenir debout seul.
Dans cette approche, l'asthme parle avant tout d'étouffement. Vous vous sentez pris à la gorge, emmuré, suffoquant face à une personne que vous aimez ou à une situation. Vous refusez ce qui se passe et voulez toujours autre chose, et cette attitude vous coupe de tout sentiment de liberté. La vie est vécue comme une obligation plutôt que comme un libre choix. Une figure d'autorité semble vous empêcher de vous exprimer et vous couper la parole. Vous ne vous sentez plus libre de parler ni d'occuper votre espace. Un climat de dispute et d'affrontement peut empoisonner le quotidien et être vécu comme une menace. La peur vous coupe le souffle.
Il peut aussi y avoir une rage que vous refusez de voir, jusqu'à ce qu'elle vous « prenne à la gorge ». Certaines crises sont liées à une fureur que vous ne tolérez pas en vous, et au contact d'une personne, d'une situation ou d'une pensée que vous ne supportez pas et face à laquelle vous ne parvenez pas à vous affirmer. La crise est le moment où vous voudriez crier votre désespoir, votre douleur et votre incompréhension.
Un amour qui ne laisse pas de place
Cet étouffement peut aussi venir de l'amour. Une mère trop enveloppante, un père trop autoritaire, une proximité qui fait peur. On a parfois l'impression que, pour rester en vie, il ne faut pas montrer qu'on est vivant. Il faudrait disparaître. Vous aimeriez prendre ce qui vous revient, et en même temps cela vous paraît dangereux. Une part de vous voudrait retrouver la sécurité du ventre maternel.
Pour être honnête, une crise peut aussi être une façon d'attirer l'amour, l'attention ou une forme de dépendance affective. Lu avec douceur, ce n'est pas une ruse. C'est ce qui se produit lorsque le besoin n'a pas d'autre voix. La vie, dans le sens de la guérison, est un échange : donner et recevoir en équilibre. Dessous se trouve la peur du manque, surtout du manque d'amour.
La respiration elle-même est associée à l'indépendance. Le premier souffle, à la naissance, est le moment où l'on commence à respirer par soi-même. Certains asthmes sont reliés à une peur qui remonte à ce commencement, à une sensation d'étouffement ou de frayeur à ce moment-là, et à une tristesse très précoce qui a été refoulée. Plus tard, il peut être difficile de vivre sa propre vie, de quitter les liens parentaux, en particulier avec une mère ou un conjoint, difficile de se marier ou de voir ses parents se séparer sans réagir. Vous pouvez vous sentir mis de côté par l'arrivée de quelqu'un d'autre. Vous n'arrivez pas à imaginer quitter cette image douce et rassurante.
Chez l'enfant
Selon cette approche, un bébé asthmatique peut vivre une angoisse qui ressemble à celle de son entourage. La question sous-jacente est très archaïque : ai-je la force de vivre, et quelqu'un viendra-t-il me sauver ? Ce n'est jamais une raison de blâmer les parents. L'asthme de l'enfant a de fortes causes physiques et il demande un médecin. La note émotionnelle ajoute simplement qu'un climat de peur dans une maison peut se ressentir dans un petit corps.
Pour l'enfant d'âge scolaire, le schéma de septembre a une lecture émotionnelle à côté des virus. L'été, c'était le grand air et les amis choisis. L'école est minutée, ordonnée, pleine de choses qu'il faut faire et de choses qu'on n'a plus le droit de faire, comme se coucher tard. Le cadre peut donner l'impression de couper l'air. Apprendre à connaître ses forces et ses limites, pour que la vie puisse être savourée et pas seulement subie, voilà le sens de la guérison. Là encore, l'inhalateur passe en premier.
Une façon plus douce de le vivre
Il ne s'agit pas de vous reprocher votre asthme, ni de le reprocher à vos parents. Les allergies, les infections et les prédispositions familiales sont réelles, et une crise est un événement médical. Le regard émotionnel vous invite à observer où votre air, votre voix et votre espace ont été cédés.
- Dites ce qui vous étouffe. La guérison commence par l'expression, et par le fait de prendre votre place.
- Observez la respiration elle-même. L'inspiration peut devenir le moment où vous vous sentez soutenu. L'expiration peut devenir le moment où vous lâchez le contrôle et vous laissez porter par la vie.
- Donnez sans forcer. Vous pouvez offrir quelque chose de vrai, même si cela paraît petit, sans disparaître pour autant.
- Ouvrez le cœur autant que la poitrine. Ce dont vous avez réellement besoin, c'est peut-être de contact et de tendresse, pas seulement de plus d'efforts.
- Quittez le rôle qui vous garde petit. Un titre ou une structure peut être un abri. Ce peut aussi être ce derrière quoi vous vous cachez.
- Gardez le traitement. Comprendre ses émotions n'ouvre pas des bronches fermées. Suivez le plan qui vous a été donné et demandez de l'aide tôt lorsqu'une crise se prépare.
Questions à se poser
Prenez votre temps. Il n’y a pas de bonne réponse : remarquez simplement ce qui vient.
- Qui ou qu'est-ce qui me donne le sentiment d'étouffer, comme si l'on me tenait à la gorge ?
- Est-ce que j'inspire la vie plus facilement que je ne la laisse repartir, ou que je ne laisse partir les autres ?
- Est-ce que je me cache derrière un rôle, un titre ou une structure parce que l'autonomie me semble dangereuse ?
- Y a-t-il une colère ou un chagrin que je ne me suis pas autorisé à crier ?
- Quel amour a été si proche que je ne trouvais plus mon propre air ?
- Que signifierait pour moi prendre la place qui m'appartient vraiment ?
“Je peux respirer par moi-même. À chaque inspiration, je suis soutenu ; à chaque expiration, je peux lâcher prise.”
Aller plus loin, en douceur
Nos audios guidés et notre livre sont en anglais.
Nos produits sont conçus pour la détente et l’introspection. Ce ne sont pas des traitements médicaux et ils ne remplacent pas les soins que vous recevez.
Quand consulter un médecin
- Un essoufflement sévère, des difficultés à parler, des lèvres bleues, ou un inhalateur de secours qui ne soulage pas. Appelez le 15 ou le 112.
- Une première crise de sifflements ou d'oppression thoracique. L'asthme demande un diagnostic, pas des suppositions.
- Des réveils nocturnes avec toux, sifflements ou essoufflement, ou des symptômes qui vous empêchent de travailler, de faire du sport ou de dormir.
- Un recours de plus en plus fréquent à l'inhalateur de secours. Le traitement de fond doit peut-être être ajusté.
- Un enfant dont la respiration, l'alimentation ou le sommeil sont perturbés par la toux ou les sifflements.
Maux liés
À lire dans nos guides
Sources et inspiration
Informations médicales
Lecture émotionnelle et spirituelle
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 62–64.
Cette page est une interprétation originale rédigée par l’équipe éditoriale de Body Hemi-Sync. Elle s’inspire de ces sources sans les reproduire. Comment nous rédigeons et vérifions nos pages.
