Syndrome de fatigue chronique (EM/SFC) : signification spirituelle et causes émotionnelles
Qu'est-ce que l'EM/SFC ?
L'encéphalomyélite myalgique, aussi appelée syndrome de fatigue chronique (EM/SFC), est une maladie de longue durée qui touche de nombreux systèmes du corps. Son signe central est le malaise post-effort : après un effort physique, mental ou émotionnel, même minime, les symptômes s'aggravent, souvent un jour ou deux plus tard, et peuvent mettre des jours ou des semaines à se calmer. Les personnes atteintes ont aussi une fatigue extrême que le repos ne soulage pas, un sommeil non réparateur, des troubles de la réflexion et de la mémoire (le « brouillard cérébral »), des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, et souvent des vertiges en se levant.
L'EM/SFC est une maladie médicale reconnue. Ce n'est ni de la paresse, ni un manque de volonté, ni quelque chose qui serait « dans la tête », et elle n'est pas causée par le caractère de la personne. Elle commence souvent après une infection virale, comme la mononucléose, et la recherche met en évidence des modifications du système immunitaire, du système nerveux et de la façon dont le corps produit son énergie. Elle peut être légère, ou si sévère que la personne reste confinée chez elle ou alitée pendant des années.
Il n'existe pas de test unique. Le médecin pose le diagnostic en écoutant les symptômes et en écartant d'autres causes par des analyses de sang. Il n'existe pas encore de traitement curatif, mais une prise en charge peut aider : apprendre à gérer son énergie et à rester dans ses limites (la gestion de l'activité, ou pacing), une aide pour le sommeil, la douleur et les autres symptômes, et le soutien d'une équipe spécialisée. Les programmes d'exercice qui poussent la personne à en faire un peu plus à chaque fois, quels que soient ses symptômes, ne sont plus recommandés, notamment au Royaume-Uni, car ils peuvent aggraver l'EM/SFC.
La signification émotionnelle de l'EM/SFC
Rien de ce qui suit n'est une cause de l'EM/SFC, et rien de tout cela ne signifie que la maladie est imaginaire. Sur le plan spirituel, cette maladie soulève des questions sur la façon dont vous vous traitez, et sur la pression sous laquelle vous avez peut-être vécu avant qu'elle ne commence. Prenez chacune comme une question dans laquelle vous vous reconnaîtrez, ou pas.
Le moment où tout a commencé
Sur le plan spirituel, il peut être utile de regarder ce que vous viviez à l'époque de la première infection. Veniez-vous de décider de quitter le foyer familial ? Aviez-vous perdu quelqu'un, traversé une rupture, ou vous étiez-vous senti rejeté ? Une maladie peut arriver à un moment qui était déjà lourd.
La réussite au prix de ses rêves
L'EM/SFC est liée à un fort désir de réussir tout ce que l'on entreprend. Vous avez peut-être mis vos rêves et vos ambitions de côté pour atteindre la performance que la société exigeait de vous, ou que vous exigiez de vous-même. Vous êtes peut-être intransigeant, vous voulez vous débrouiller seul et hésitez à demander de l'aide. En dessous, il peut y avoir une grande peur de l'échec, de la vie et des responsabilités, et le sentiment de ne pas pouvoir être à la hauteur de ce que l'on attend de vous.
Un moi construit pour les autres
Vous avez peut-être un grand désir d'être reconnu et admiré. Pour y parvenir, vous avez peut-être façonné une autre personnalité qui répond à ce que veulent les autres, pendant que votre vrai moi était mis de côté. Faire vivre ce second moi demande énormément d'énergie.
Survivre quand d'autres n'ont pas survécu
Parfois, la maladie suit un événement comme un accident dans lequel vous avez survécu et quelqu'un d'autre non. La culpabilité du survivant, la question « pourquoi moi et pas eux ? », peut être assez lourde pour user toutes vos forces. Si c'est votre histoire, elle mérite d'être entendue, auprès d'un thérapeute ou d'un spécialiste du traumatisme si vous le souhaitez.
Vivre dans sa tête
Sur le plan spirituel, l'EM/SFC est liée au fait de vivre sa vie « avec la tête » alors qu'elle demande à être vécue avec le cœur et les tripes. Vous insistez peut-être et forcez, en dépensant une énergie énorme à lutter contre le courant alors qu'il serait plus facile de le suivre. Il vous est peut-être aussi très facile de vous dénigrer, de vous rabaisser et de vous comparer défavorablement aux autres. Une voix intérieure dure est épuisante en elle-même.
Une façon plus douce de le vivre
- Apprenez à vous aimer davantage. Vous êtes la personne la plus importante de votre propre vie. Traitez-vous comme vous traiteriez un ami malade.
- Suivez le courant. Remarquez où vous forcez, et lâchez le combat dont vous n'avez pas besoin. Au quotidien, cela peut prendre la forme de la gestion de l'activité : vous arrêter avant d'atteindre votre limite, et non après.
- Écoutez votre voix intérieure. Elle peut vous épargner des détours qui coûtent une énergie que vous n'avez pas.
- Consacrez l'énergie économisée à ce que vous aimez. Quand il vous reste un peu d'énergie, laissez-en une part aller à de petites choses qui vous rappellent vos propres qualités et votre goût de vivre.
- Transformez les obligations en choix. Regardez vos « il faut » et demandez-vous lesquels vous choisiriez librement, et lesquels vous pourriez déposer.
- Laissez les autres vous aider. Demander de l'aide n'est pas un échec. C'est une façon de prendre soin de vous.
Questions à se poser
Prenez votre temps. Il n’y a pas de bonne réponse : remarquez simplement ce qui vient.
- Que vivais-je à l'époque où je suis tombé malade : un déménagement, une perte, une rupture, un rejet ?
- Quels rêves et quelles ambitions ai-je mis de côté pour répondre à ce que l'on attendait de moi, ou à ce que j'attendais de moi-même ?
- Est-ce que j'ai du mal à demander de l'aide, même aujourd'hui ?
- Me suis-je construit une version de moi-même pour plaire aux autres, et où est mon vrai moi là-dedans ?
- À quelle fréquence est-ce que je me compare aux autres en me trouvant moins bien ?
- Laquelle de mes obligations pourrait devenir un choix, librement fait ?
“Je suis une personne importante dans ma propre vie. J'écoute ma voix intérieure, je me traite avec bienveillance et j'avance au rythme que mon corps permet.”
Aller plus loin, en douceur
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Nos produits sont conçus pour la détente et l’introspection. Ce ne sont pas des traitements médicaux et ils ne remplacent pas les soins que vous recevez.
Quand consulter un médecin
- Une fatigue extrême qui dure depuis plusieurs semaines et ne s'améliore pas avec le repos, surtout si les symptômes s'aggravent après le moindre effort. Votre médecin traitant peut rechercher d'autres causes et évoquer l'EM/SFC.
- Une perte de poids inexpliquée, des sueurs nocturnes, de la fièvre, des ganglions gonflés ou une nouvelle douleur localisée. Ces signes orientent vers d'autres maladies et doivent être vérifiés.
- Une douleur dans la poitrine, un malaise avec perte de connaissance ou un essoufflement soudain. Consultez en urgence.
- Un moral très bas, un sentiment de désespoir, ou des pensées que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Vivre avec une longue maladie est difficile, et du soutien existe. Parlez-en à un médecin le jour même, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, en France), ou le 15 ou le 112 si vous êtes en danger.
- Être poussé dans un programme d'exercice qui vous fait aller plus mal. Demandez à être suivi par une équipe spécialisée dans l'EM/SFC et à bénéficier d'un plan de gestion de l'énergie.
- N'arrêtez pas un médicament prescrit pour le sommeil, la douleur ou l'humeur à cause de quoi que ce soit que vous lisez ici.
Maux liés
À lire dans nos guides
Sources et inspiration
Informations médicales
- NHS: Myalgic encephalomyelitis or chronic fatigue syndrome (ME/CFS)
- MedlinePlus: Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome
Lecture émotionnelle et spirituelle
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 182.
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