Emphysème et BPCO : signification spirituelle et causes émotionnelles
Qu'est-ce que l'emphysème et la BPCO ?
La bronchopneumopathie chronique obstructive, ou BPCO, désigne un groupe de maladies pulmonaires chroniques qui rendent difficile une expiration complète. Ses deux formes principales sont l'emphysème, dans lequel les minuscules sacs d'air situés au bout des voies respiratoires sont abîmés et perdent leur élasticité, et la bronchite chronique, dans laquelle les bronches restent enflammées et rétrécies. Beaucoup de personnes présentent les deux.
Le symptôme principal est un essoufflement à l'effort, qui s'aggrave lentement au fil des années. Une toux grasse persistante, des crachats, une respiration sifflante et des infections pulmonaires fréquentes sont également courants. La cause habituelle est le tabagisme. Les fumées et poussières au travail, la pollution de l'air et, plus rarement, une maladie héréditaire appelée déficit en alpha-1 antitrypsine jouent aussi un rôle.
Les lésions ne sont pas réversibles, mais on peut faire beaucoup. Arrêter de fumer ralentit la maladie plus que toute autre mesure. Les inhalateurs ouvrent les bronches, la réhabilitation respiratoire (un programme d'exercices et d'entraînement à la respiration) redonne de la force et de la confiance, et les vaccins réduisent les infections pulmonaires. Certaines personnes ont besoin d'oxygène à domicile. Un examen du souffle appelé spirométrie confirme le diagnostic, et le médecin traitant ou une équipe spécialisée organise les soins.
La signification émotionnelle de l'emphysème
L'emphysème se manifeste surtout à l'effort : le souffle manque juste au moment où l'on en a besoin. Sur le plan spirituel, ce sentiment d'être oppressé par l'effort est la porte d'entrée vers le sens.
Le souffle comme un oui à la vie
Les poumons se forment alors que le bébé est encore dans le ventre de sa mère, prêts pour la première respiration. Sur le plan spirituel, ce souffle marque un engagement à être ici, un oui à la vie. Lorsqu'il y a une peur de la vie, ou le souhait que quelqu'un d'autre prenne votre vie en charge, c'est dans les poumons que la question se montre. Respirer superficiellement peut être une façon de se protéger pour ne pas avoir à affronter la réalité. Il peut y avoir de l'anxiété et un sentiment d'être menacé.
S'ouvrir ou se replier
Les poumons s'ouvrent et se referment toute la journée. Symboliquement, ce mouvement reflète votre capacité à vous ouvrir, à partager et à vous avancer dans la vie, ou au contraire à vous contracter, à vous isoler et à vous retirer. Avec l'emphysème, l'air entre mais a du mal à ressortir et à se renouveler. La question est simple : pourquoi est-il difficile d'accueillir pleinement la vie ?
Quand la vie perd son goût
Sur le plan spirituel, l'emphysème peut aussi accompagner une douleur plus discrète. La vie semble avoir perdu son intérêt ou son sens. Vous pouvez vous sentir coincé, étouffé, comme si vous portiez un fardeau très lourd. Il peut exister un sentiment ancien de ne pas mériter votre place, ou d'être indigne dans un domaine de votre vie. Si ces mots décrivent ce que vous ressentez depuis des semaines, ils méritent aussi d'être dits à un médecin. L'humeur basse est fréquente avec une maladie pulmonaire chronique, et elle se soigne.
La place que l'on n'a pas prise
L'une des peurs les plus profondes associées à l'emphysème est la peur de s'affirmer et de prendre sa place. Vous n'avez peut-être jamais appris à être pleinement vous-même. Vous vivez en fonction des autres, de leurs besoins et de leurs attentes, et votre propre espace se réduit à un coin de la poitrine.
Des mots qui restent étranglés
Il manque souvent une communication profonde. Les mots « s'étranglent » en vous : ils montent puis s'arrêtent avant d'être prononcés. Il en reste un sentiment d'impuissance. La frustration et le mécontentement, retenus, peuvent donner l'impression de vous étouffer de l'intérieur.
Une façon plus douce de le vivre
- Prenez votre place. Chacun a une place dans la vie, et vous aussi. Repérez cette semaine une situation où vous pouvez prendre un peu plus d'espace.
- Dites ce dont vous avez besoin. Commencez par une phrase : « J'ai besoin de… ». Dites-la à une personne de confiance, ou écrivez-la d'abord.
- Laissez sortir les mots. Si quelque chose est resté étranglé en vous, donnez-lui une voix : dans une conversation, dans une lettre que vous n'enverrez pas, ou à voix haute pendant une promenade.
- Déposez ce qui n'est pas à vous. Regardez le fardeau que vous portez et demandez-vous quelle part vous appartient vraiment.
- Aimez-vous un peu plus. Être vous-même, avec vos propres désirs, n'a rien d'égoïste. C'est ainsi que le souffle retrouve de la place.
- Regardez de nouveau ce qui est possible. La réhabilitation respiratoire permet souvent de reprendre des activités que l'on avait abandonnées. Laissez-vous remarquer ce que la vie offre encore, et laissez revenir le goût du bonheur dans les petites choses.
Questions à se poser
Prenez votre temps. Il n’y a pas de bonne réponse : remarquez simplement ce qui vient.
- Où, dans ma vie, ai-je du mal à accueillir pleinement la vie ?
- Est-ce que j'attends que quelqu'un d'autre prenne ma vie en charge à ma place ?
- Dans quel domaine de ma vie est-ce que je me sens indigne ?
- Ai-je appris à être moi-même, ou est-ce que je vis surtout pour les autres ?
- Quels mots sont restés coincés en moi, et à qui étaient-ils destinés ?
- Quel fardeau est-ce que je porte qui est trop lourd, ou qui ne m'appartient pas ?
“Chacun a sa place, et je prends la mienne. Je m'autorise à être moi, à dire ce dont j'ai besoin et à voir de nouveau ce que la vie m'offre.”
Aller plus loin, en douceur
Nos audios guidés et notre livre sont en anglais.
Nos produits sont conçus pour la détente et l’introspection. Ce ne sont pas des traitements médicaux et ils ne remplacent pas les soins que vous recevez.
Quand consulter un médecin
- Un essoufflement sévère d'apparition brutale, une douleur thoracique, des lèvres ou une peau bleues ou grises, une confusion ou une somnolence inhabituelle. Appelez le 15 ou le 112.
- Une exacerbation, avec plus d'essoufflement que d'habitude, plus de crachats ou des crachats qui changent de couleur, ou de la fièvre. Contactez votre médecin traitant ou votre équipe de suivi le jour même, et suivez votre plan d'action si vous en avez un.
- Un essoufflement à l'effort, une toux grasse qui revient sans cesse ou des infections pulmonaires fréquentes, surtout si vous fumez ou avez fumé. Votre médecin traitant peut prescrire une exploration fonctionnelle respiratoire (spirométrie).
- Des crachats de sang, des chevilles gonflées ou une perte de poids involontaire.
- N'arrêtez pas vos inhalateurs, votre oxygène ni aucun autre traitement prescrit à cause de ce que vous lisez ici.
- Une humeur basse ou une perte d'intérêt pour la vie depuis plus de deux semaines. La dépression et l'anxiété sont fréquentes avec les maladies pulmonaires chroniques, et elles se soignent.
Maux liés
Sources et inspiration
Informations médicales
Lecture émotionnelle et spirituelle
- Jacques Martel, Le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies , p. 353–354.
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